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Présentation de mes vœux à la population

01/02/2018

 

 

Le samedi 27 janvier à 19h en salle des Epoisses, j’ai présenté mes voeux à la population.

 

 

Il était important, pour moi, de présenter mes premiers vœux au cœur de Planoise, signe d’un engagement sans faille pour mon quartier. Je remercie les nombreuses personnes qui s’y sont déplacés.

 

 

Cette cérémonie a été l’occasion de rappeler les principales mesures adoptées en 2017 et d’aborder les principaux enjeux de 2018. Mais également autour de la traditionnelle galette, accompagnée de cidre ou de jus de pommes, d’échanger dans un moment convivial sur des sujets divers.

 

 

Je profite de ce moment pour réitérer, de manière sincère et en toute simplicité, à l’ensemble de nos concitoyens, une excellente année 2018.

 

 Texte de mon discours 

 

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les représentants des chambres consulaires,

Mesdames et Messieurs les représentants associatifs,

Mesdames et Messieurs en vos titres, grades et qualités,

Chers concitoyennes et concitoyens.

 

Tout d’abord laissez-moi vous souhaiter, à vous et à vos proches, une excellente année 2018. Qu’elle vous apporte petits et grands bonheurs, que vous puissiez surmonter les difficultés qui vous préoccupent et qu’elle vous permette de concrétiser vos projets.

C’est avec une grande fierté que je vous accueille ce soir et je vous remercie d’être venus si nombreux. Une grande fierté mais également une émotion tout particulière, car c’est pour moi la première fois que je présente mes vœux en tant qu’élue de la Nation.

Cette cérémonie est l’occasion de revenir sur l’année qui vient de s’écouler, mais aussi de mettre en perspective celle qui s’annonce – et qui est déjà bien entamée, en tout cas du point de vue de la parlementaire que je suis.

Pour la vie politique de notre pays, 2017 fut l’année des pronostics déjoués. Face à la montée des extrêmes et à la victoire annoncée du candidat de la Droite, qui pariait sur les chances d’un homme de 39 ans, leader d’un mouvement qu’il avait créé moins d’un an auparavant, pro-européen et au-dessus des vieux clivages politiques ? La suite on la connaît. Emmanuel Macron est devenu président de la République, réunissant dans son sillage une majorité à l’Assemblée nationale dans le cadre des Législatives.

Sur un plan plus personnel, cette année 2017 est forcément une année plus qu’inattendue.

Alors même que ma défiance envers le monde politique était à son comble, j’ai rejoint pour la première fois un mouvement politique, enthousiasmée par les valeurs prônées de dialogue, de bienveillance et de dépassement des clivages.

Folle, l’idée de me porter candidate aux Législatives. Et en y repensant, la première chose qui m’a traversé l’esprit au moment où j’ai appris ma désignation,  c’est : « il va falloir faire au moins 5% des voix pour être remboursée des frais de campagne, sinon, je vais avoir du mal à boucler mes fins de mois pendant quelques années ».

Folle enfin, la suite de l’aventure, et les premiers mois en tant que députée ont été d’une telle richesse que je vais tenter de vous les résumer en quelques mots.

 

Les premières semaines ont été ponctuées de découvertes. J’étais alors superviseur sur la plateforme téléphonique de l’Assurance Maladie – il m’a fallu suspendre mon contrat de travail pour pouvoir me consacrer pleinement au mandat qui m’a été confié. Il m’a fallu constituer une équipe parlementaire, trouver un local adapté pour y installer la permanence. Quand on vient de la société civile, il faut intégrer les normes, les procédures, les règles de fonctionnement de l’Assemblée Nationale. Pour vous donner un exemple, les députés se tutoient entre eux, qu’ils se connaissent ou pas, qu’ils siègent dans les mêmes groupes politiques ou non. Je vous laisse imaginer mon désarroi lorsque j’ai échangé pur la première fois avec un collègue. Je m’étais dit qu’il avait un sacré culot de me tutoyer de la sorte ! Mais j’ai appris plus tard que c’était l’usage et que loin d’être un manque de politesse, il s’agissait plutôt d’une preuve de respect.

Et puis il y a des habitudes qu’on questionne. Par exemple, la distribution systématique, dans l’hémicycle, de feuillets papier qui regroupent les amendements discutés en séance, alors même qu’ils sont disponibles via l’informatique. Ce gaspillage a d’ailleurs fait l’objet d’une proposition dans le cadre de la future réforme de l’Assemblée Nationale, à laquelle l’ensemble des groupes parlementaires a réfléchi sous la houlette de François de Rugy, et pour laquelle une grande consultation citoyenne avait été lancée à l’automne.

Le profond renouvellement de l’Assemblée, qui s’est rajeunie, féminisée, avec une part importante de de députés qui tout comme moi, viennent de la société civile, nous permet de challenger l’Institution, dans l’optique de la rendre plus performante, plus efficace, mais toujours dans un profond respect de ses valeurs et de ce qu’elle représente : notre bien le plus précieux, la démocratie.

 

La démocratie justement.

La vie politique est émaillée d’affaires qui suscitent des réactions de nous tous et qui alimentent la défiance à l’égard des élus. Elles ne concernent qu’une petite minorité de personnes, mais elles jettent le discrédit sur le travail et les réelles motivations des 600.000 élus que compte notre pays. Ces affaires entretiennent la petite musique populiste du « tous pourris » qui conduit à la fois à une montée des extrémismes et à des niveaux record d’abstention.

La garantie d’une moralisation de la vie publique est essentielle pour rétablir la confiance du peuple dans ses représentants et redonner un sursaut civique aux citoyens. Le Président de la République a entendu cette demande et y a répondu par des engagements de campagne forts, que le Gouvernement et nous-mêmes, parlementaires, avons transformé en texte de loi pour le graver dans le marbre.

Les mesures adoptées apportent plus de transparence et de contrôle du mandat de parlementaire. Je peux vous citer par exemple l’interdiction des emplois familiaux, l’instauration d'une peine complémentaire automatique d’inéligibilité lors d'atteintes à la probité, l’interdiction pour les élus comme pour leurs collaborateurs d'exercer des activités de lobbying ou encore la suppression de la réserve parlementaire mais j’y reviendrais tout à l’heure.

S’il y a un mot qui doit dicter notre ligne de conduite, c’est « l’exemplarité ». Nous sommes, parlementaires, des élus de la Nation. Et à ce titre, non seulement nous devons vous rendre des comptes, mais il est de notre devoir d’être exemplaires à la fois dans nos actes, c’est pourquoi ce texte a symboliquement été le premier de la législature que nous avons adopté, et dans nos paroles. A cette occasion, je me permets de me désolidariser des déclarations d’un ou deux de mes collègues sur la soi-disant dureté de la vie de parlementaire. Des paroles plus que maladroites, indécentes, comparées à ce que peuvent vivre au quotidien un certain nombre de nos concitoyens.

 

Venons-en à ce qui s’est passé depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la nomination du Gouvernement et l’installation de la nouvelle majorité parlementaire…

Comme vous avez pu le constater, les réformes se sont succédées depuis juin dernier, ce qui fait que le travail parlementaire a été intensif. Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un inventaire à la Prévert de tout ce qui a été voté, mais je vais revenir sur ce qui me paraît le plus essentiel.

D’abord, ce qui nous mobilise tous, c’est la lutte contre le chômage de masse.

Parmi les causes identifiées du chômage, certaines tiennent à notre droit du travail qui, par certains aspects, freine les embauches, décourage les investisseurs et donc bride la création d’emploi. C’est pourquoi nous le réformons. Avec mes collègues députés du groupe La République en Marche, nous avons ainsi voté la loi de ratification des ordonnances réformant le code du travail.

L’objectif affiché est triple :

  • Mettre en place un projet de transformation du code du travail d’une ampleur inégalée ;

  • Répondre à la crise du chômage de masse et rendre notre modèle social plus adapté à la réalité économique de notre pays ;

  • Et faire le pari de la confiance et de l’intelligence collective en donnant plus de liberté et plus de sécurité, tant aux entreprises qu’aux salariés. C’est permettre de développer le dialogue social au sein de l’entreprise, notamment des TPE et PME qui étaient les grandes oubliées des précédentes lois.

Ces ordonnances créent également de nouvelles protections pour les salariés, en augmentant les indemnités légales de licenciement et en sécurisant le télétravail, une pratique en forte croissance.

Ces ordonnances ne sont pas pour autant une solution globale définitive ; il s'agit de la première étape de rénovation du modèle social français, qui se poursuivra avec les réformes de l'apprentissage, de la formation professionnelle et de l'assurance chômage qui seront initiées au cours de ce premier semestre 2018.

 

En parallèle de la lutte contre le chômage, nous avons décidé de mieux rémunérer le travail.

Le pouvoir d’achat des salariés et de 75% des indépendants a été amélioré en baissant les cotisations sociales des actifs en contrepartie d’une hausse de la CSG de 1,7%. Pour un salarié au SMIC, cette mesure représentera un gain annuel de 132 € en 2018, puis de 263 € à partir de 2019.

Nous avons également adopté la revalorisation de 20€/mois de la prime d’activité dès 2018, et de 80€/mois à la fin du quinquennat.

 

Nous n’avons pas oublié les Français les plus modestes, c’est pourquoi un certain nombre de dispositifs se voient revalorisés. C’est le cas du minimum vieillesse, du complément familial, de l’Allocation Adulte Handicapé, de l’allocation de soutien familial pour les familles monoparentales ou encore du montant maximal de l’aide à la garde d’enfants.

 

Pour finir sur l’augmentation du pouvoir d’achat, une des mesures les plus emblématiques de l’action du Gouvernement, c’est bien entendu la suppression de la taxe d’habitation. Elle sera progressive, réduite d’un tiers tous les ans, et concernera 80% des ménages ; avec la perspective en 2020 d’une réforme en profondeur de la fiscalité locale qui permettra de supprimer cet impôt pour la totalité des contribuables. Pour les retraités, cette suppression de la taxe d’habitation permettra de compenser, et même bien plus, la hausse de la CSG qui les impacte directement.

Je connais l’inquiétude des élus locaux face à cette réforme alors que la taxe d’habitation représente une part importante du budget des communes. Le Gouvernement a prévu de compenser à l’euro près ; je ne doute pas que vous saurez vous rappeler à mon bon souvenir si tel n’était pas le cas.

 

La refonte en profondeur de la fiscalité locale qui se profile garantira aux communes une autonomie financière et fiscale car les élus locaux sont les meilleurs connaisseurs de leurs territoires. Par votre connaissance du terrain, vous êtes les interlocuteurs privilégiés de l’Etat.

 

Afin d’associer en amont les collectivités territoriales à toute décision qui les concerne, le Gouvernement a d’ailleurs mis en place depuis juillet une Conférence nationale des territoires présidée par le Premier ministre et composée de membres du Gouvernement, de représentants des collectivités territoriales, du Parlement et des organismes de concertation territoriale existants. Plus des deux tiers des chantiers identifiés ont été engagés, parmi lesquels la couverture intégrale du territoire en haut et très haut débit.

Réduire la fracture numérique, c’est aussi désenclaver les territoires, relancer la croissance, dynamiser l’économie, en veillant à l’inclusion des personnes qui sont aujourd’hui éloignées du numérique. Comme l’a dit le Premier ministre, « l’égal accès à Internet, c’est le combat de notre génération, comme nos prédécesseurs ont su le faire avec le téléphone ou l’électricité ».

Concrètement, le premier objectif c’est la couverture en internet fixe de tout le territoire en haut débit en 2020, et en très haut débit en 2022. Pour cela, il s’agira de mobiliser toutes les technologies existantes, de manière à s’adapter aux différentes réalités du territoire. Dans le Doubs, certaines communes sont déjà raccordées à la fibre optique ; d’autres, comme Boussières dont je suis particulièrement le dossier depuis quelques mois, devraient en bénéficier dans le courant de l’année.

Le deuxième objectif, c’est la couverture en 4G de l’ensemble de la population, car aujourd’hui 10 000 communes ne sont pas couvertes, soit 10 % du territoire et près d’1 million de Français.

 

Le Gouvernement s’emploie par ailleurs à apporter des réponses « concrètes et efficaces » aux attentes des Français dans tous les territoires, par exemple en matière de santé, avec le plan d’accès au soin qui prévoit en particulier le doublement du nombre de maisons de santé dans les territoires ruraux.

 

Un plan « Action Cœur de villes » a également été annoncé par le Ministre de la Cohésion des territoires afin de revitaliser les centres-villes des villes petites et moyennes. Doté de 5 Mds € sur 5 ans, il s’agira d’abord de rendre les centres villes plus attractifs pour les habitants. Les propriétaires seront incités à rénover les logements pour favoriser le maintien des résidents. Les salariés seront incités à revenir dans les centres par le renouvellement de l'offre de logements, grâce à des prêts et subventions permettant d'acquérir et de réhabiliter environ 600 immeubles par an. Enfin, le déploiement de la couverture numérique et l'implantation de nouveaux services publics se feront en priorité dans ces territoires. Il s’agit aussi de faciliter le retour des commerces au centre-ville. D’abord en permettant, dans un cadre contractualisé, de faire une pause sur les installations commerciales en périphérie si le centre connaît une vacance commerciale très élevée. Ensuite, en favorisant l’installation de nouveaux commerces en centre-ville. Nos villes ont besoin du commerce pour rester des lieux de vie et d’activité.

 

Nos communes et leurs habitants ont également besoin de tranquillité et de sécurité.

 

Depuis des mois, des années, la délinquance qui sévit dans nos différents quartiers comme ici à Planoise gâche la vie de ceux qui la subissent. Je voudrais en particulier avoir une pensée pour les usagers de la Maison de quartier de la Grette où un incendie criminel a ravagé une grande partie de la Halte-garderie et de la ludothèque. Et je réitère mes remerciements à nos pompiers qui ont réussi à en limiter les dégâts.

A Besançon, toutes les semaines des patrouilles se font caillasser. S’en prendre à ceux qui nous protègent, à nos forces de l’ordre, à nos fonctionnaires… c’est s’en prendre aux valeurs de la République. Je veux saluer ici le courage, l’implication et le professionnalisme de tous ceux qui s’engagent au quotidien pour notre sécurité et notre bien-être : gendarmes, policiers, pompiers, protection civile, bénévoles et salariés associatifs, soignants, enseignants, services sociaux. Ce quotidien parfois difficile, je le connais car j’habite ce quartier. Je sais aussi à quel point il est dynamique, cosmopolite, jeune, et vivant. J’aime mon quartier, j’y tiens, et j’aspire à pouvoir l’arpenter en toute tranquillité. Je souhaite également saluer ici les efforts portés par le Groupement Local de Traitement de la Délinquance, présidé par Madame la Procureure, qui s’attache à lutter le plus efficacement possible contre le trafic de stupéfiants à Planoise.

 

Je crois à un modèle de police renouvelé, proche du terrain et présent partout sur notre territoire ; à une police mieux équipée et plus connectée ; à une police plus « partenariale » et à une coopération renforcée avec la Justice, les élus locaux, les polices municipales, les associations, les sécurités privées ou encore les services sociaux. Cette police de sécurité du quotidien sera expérimentée dans les mois qui viennent dans plusieurs villes de France. Pour endiguer au plus vite la montée en puissance des trafics, des agressions et des dégradations en tous genres, j’ai souhaité défendre la candidature de Besançon à l’expérimentation de cette police de sécurité du quotidien. J’ai été reçue par le cabinet du Ministre la semaine dernière pour leur faire un état des lieux de la situation locale et motiver la candidature. Les villes retenues devraient être annoncées début février et j’espère sincèrement que Besançon en fera partie.

 

Pour finir sur la sécurité, 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires seront recrutés durant le quinquennat et nous avons voté une loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, permettant ainsi une sortie maîtrisée de l’état d’urgence en renforçant notre arsenal juridique. Il fallait sortir de ce régime d’exception qui avait trop duré pour se réinscrire dans le droit commun.

 

Un député se doit d’être assez polyvalent, mais chaque député ne peut pas s’occuper de tout. Il doit se spécialiser pour effectuer un travail de fond. C’est pourquoi nous sommes répartis en 8 commissions chargées de préparer en amont de leur discussion dans l’hémicycle les projets et propositions de loi. Personnellement, j’ai choisi d’intégrer la Commission des Affaires culturelles et de l’éducation ; comme son nom ne l’indique pas, elle recoupe également les thèmes du sport et de l’enseignement supérieur et la recherche sur lesquels je m’investis plus particulièrement et pour lesquels je représente l’Assemblée nationale dans plusieurs conseils et organismes associés.

 

Notre commission a été saisie par deux textes majeurs de ce début de quinquennat.

 

Le premier, c’est le projet de loi relatif à l’organisation des jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 qui ne contient en fait que des dispositions techniques permettant de mettre certains éléments de notre droit en conformité avec les engagements pris lors de la candidature. Ces Jeux, dont l’accueil a tant été désiré par la France, doivent être une chance pour notre pays. Et pas seulement pour Paris. On peut très bien imaginer que Besançon pourrait accueillir des équipes internationales qui viendraient s’entrainer en France en amont, en lutte par exemple.

L’organisation de ces Jeux doit nous permettre de repenser la pratique sportive dans toutes ses dimensions : comme facteur d’intégration, comme facteur de santé ou encore comme booster économique. Ces Jeux doivent enfin être un modèle en termes de transparence et de gestion des deniers publics. Avec mes collègues nous y sommes particulièrement attentifs et avons mis en place un groupe de travail spécifique dans lequel je siège, pour suivre toute la phase d’organisation de ces Jeux.

 

Le deuxième texte, c’est le projet de loi pour l’Orientation et la Réussite des étudiants.

L’entrée massive des lycéens dans les filières d’enseignement supérieur est un immense progrès ; mais en focalisant les moyens sur l’accès de tous à l’enseignement supérieur, nous avons oublié qu’il fallait donner les mêmes chances de réussir à chaque étudiant. Aujourd’hui, 60% des étudiants échouent à obtenir leur licence en 4 ans. Cela prouve que notre système d’accès à l’enseignement supérieur est malade.

Le Plan Etudiants est à la fois ambitieux et juste socialement. La suppression de la sélection par tirage au sort est une étape importante. Je précise que ce n’est pas une réforme de la sélection, puisque les établissements ont l’obligation d’accepter les candidats. Ce texte améliore la vie quotidienne des étudiants, notamment en supprimant le régime social étudiant. C’est une mesure de gain de pouvoir d’achat et de simplification des démarches.

Je me suis particulièrement investie sur le volet accès aux soins et prévention et l’amendement que j’ai déposé pour étendre les mesures de prévention jusqu’à 25 ans a été repris par le Gouvernement.

 

Une autre action remarquée concernant l’éducation, c’est la mesure annoncée pendant la campagne présidentielle et mise en place dès la dernière rentrée scolaire, à savoir le dédoublement des classes de CP dans les établissements en réseau d’éducation prioritaire renforcé, permettant de mettre les moyens nécessaires sur ce niveau charnière dans l’apprentissage. Cette mesure s’étendra à la rentrée prochaine à tous les établissements en réseau d’éducation prioritaire.

 

 

Voilà, je m’arrête là pour le bilan des six premiers mois.

J’ai voté ces mesures parce ce qu’elles sont fidèles au programme présidentiel que nous avons porté et donc au mandat que les électeurs m’ont confié.

2017 est derrière nous, place aux actions que nous allons porter cette année.

 

Vous vous en doutez, en 2018, nous poursuivrons la mise en œuvre du projet de transformation porté par le Président de la République, le gouvernement et la majorité parlementaire. 

 

Sur le plan économique et social d’abord, comme je vous l’ai dit tout à l’heure, nous nous attellerons au deuxième chantier de la réforme du marché du travail, c’est-à-dire l’assurance chômage, l’apprentissage et la formation professionnelle.

Le Ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, présentera un projet de loi sur la vie de l’entreprise à travers toutes ses composantes, de la création jusqu’à la transmission ou la cessation d’activité. Une attention particulière sera portée à la participation des salariés dans la vie de l’entreprise, notamment à travers la prime d’intéressement.

 

Au niveau de la politique du logement, les objectifs 2018 sont multiples : favoriser le développement des logements adaptés permettant de sortir de l’hébergement d’urgence, créer un choc d’offre en repensant certaines normes ou encore restructurer le tissu des organismes HLM pour améliorer son efficacité et le concentrer.

 

Suite aux assises de la mobilité qui ont permis notamment de faire l’inventaire des grands projets d’infrastructures lancés mais non financés, il s’agira également de mettre en œuvre nos priorités en termes de transports : favoriser la mobilité du quotidien et désengorger les transports là où c’est nécessaire.

 

Dans le secteur de la santé, le paquet sera mis sur la prévention car la France est très en retard sur le sujet. Agnès Buzyn a aussi annoncé une série de mesures pour lutter contre les déserts médicaux, comme le doublement du nombre de maisons de santé, l’extension des zones bénéficiant d'aides à l'installation des médecins et la création de postes partagés entre hôpital et campagne. L’hôpital sera le gros chantier de 2018 avec la fin programmée de la tarification à l'acte qui a enfermé les hôpitaux dans des logiques de rentabilité. Le ministère ouvre en parallèle la chasse aux, je cite, « actes inutiles », c’est-à-dire faits pour gonfler l'activité et obtenir ainsi plus de crédits de l'État. Un nouveau système de financement de l'hôpital est actuellement en discussion, recentré sur les parcours de soins et des annonces devraient être faites dans les prochains mois.

 

En matière d’éducation, c’est la réforme du baccalauréat annoncée par Jean-Michel Blanquer qui alimentera à coup sûr les discussions. Un rapport a été rendu au Ministre cette semaine qui prévoit plus qu’une refonte du diplôme, une réforme en profondeur du lycée. Mais je préfère ne pas rentrer dans le détail tant que les arbitrages n’ont pas été rendus par le Ministère.

 

Je finirai sur le régalien avec l’Intérieur et la Justice.

Je pense que vous avez tous entendu parler du projet de loi sur l’asile et l’immigration porté par Gérard Collomb. Certains points risquent encore d’évoluer dans les prochaines semaines et au cours de la procédure parlementaire, mais la ligne est clairement d'améliorer l’accueil et la prise en charge des demandeurs d’asile tout en étant plus ferme face aux déboutés du droit d’asile, qui ne pourront plus rester sur le territoire national. L’examen des dossiers des demandeurs d’asile sera quant à lui écourté afin de donner plus rapidement des réponses aux demandeurs. Une refonte de la politique d’intégration est également à l’étude, qui passera notamment par une aide plus efficace à l’apprentissage du français.

Sur le volet Justice, un projet de loi réformera la procédure pénale, en cohérence avec les cinq chantiers de la Justice présentés en octobre dernier, parmi lesquels la transformation numérique, l’amélioration et la simplification des procédures pénale et civile et le développement des peines alternatives. J’espère par ailleurs qu’un compromis pourra être trouvé très prochainement entre le Ministère et les syndicats pour améliorer les conditions de travail des personnels pénitentiaires. Je me suis rendue hier à la Maison d’arrêt de Besançon pour échanger avec le directeur et le personnel et je sais que la situation est intenable en termes de sécurité, de vétusté et de capacité.

 

Durant ma campagne, je m’étais engagée à écouter les citoyens du territoire et les acteurs de notre quotidien. Avec mon équipe, Françoise et Yaye ici présents, nous avons multiplié les rendez-vous à la permanence du 7 rue des artisans. Je me suis également déplacée aux 4 coins de la circonscription, à Larnod, Abbans-Dessus, Serre les Sapins, Ecole-Valentin, Pelousey mais également dans les quartiers de Besançon. J’ai ainsi pu rencontrer de nombreuses personnes, porteuses de convictions, ou faisant preuve d’un engagement au service de l’autre, sans faille. Certaines de ces rencontres m’ont particulièrement touchée.

J’ai mis en place des ateliers législatifs, réunissant des citoyens, des chefs d’entreprise, qui ont donné lieu à des productions qui non seulement m’ont permis de m’éclairer sur des sujets parfois techniques, de m’expliquer sur des sujets que je maîtrisais un peu plus, ou d’animer la réflexion citoyenne en intelligence collective. Tous ces apports nourrissent ma propre réflexion lors des débats parisiens. Je vous invite à surveiller mon site internet et les réseaux sociaux car de prochains ateliers vous seront bientôt proposés.

 

Le rôle d’un député est souvent assez flou pour nos concitoyens. Un flou qui a été entretenu depuis toujours par la possibilité de cumuler les mandats. Depuis l’année dernière, cette possibilité a été supprimée, ce qui évite le mélange des genres et permet à chaque élu de bien se recentrer sur l’unique rôle qui lui a été confié.

Mon rôle, quel est-il ?

 

J’ai été élue par les électeurs de cette circonscription, je m’en fais le porte-voix au niveau national,  mais je ne possède aucune prérogative locale. Mon statut ne me donne aucun titre pour intervenir dans les décisions relevant des communes, des EPCI, des départements ou des régions.

Mon premier rôle, c’est de voter les lois et de contrôler l’action du Gouvernement au sein du Parlement, pas de me substituer aux élus locaux. Avec lesquels j’ai par ailleurs des contacts réguliers, pour prendre connaissance de leurs difficultés et leur apporter mon éclairage des politiques conduites nationalement. Leur apporter mon aide et mon soutien également, dans la mesure du possible.

 

Un rôle national donc. Pour autant, je ne tiens pas à être déconnectée de ce territoire.

C’est pourquoi à travers mes interventions et les questions que je pose au gouvernement, je me fais l’écho de vos préoccupations à l’Assemblée Nationale, dans la mesure où il celles-ci ont une dimension législative. Je peux également être un relais des acteurs socio-professionnels, des entreprises, des fédérations, mais aussi des particuliers et des associations de la circonscription auprès des services de l’Etat. Il m’arrive donc régulièrement de m’entretenir avec le Préfet, le Recteur d’académie ou les services de police et de gendarmerie pour comprendre des situations et éventuellement faire le lien entre les interlocuteurs.

Relayer ne veut pas dire faire pression. Et j’y tiens. Il convient de souligner qu’un député ne peut pas intervenir dans une procédure devant une quelconque juridiction en faveur d’un de ses administrés ou contre les services de l’Etat, en vertu du principe de la séparation des pouvoirs. Mon équipe répond aux demandes de ce type qui nous parviennent mais toujours pour les rediriger vers les interlocuteurs adéquats.

 

Mesdames messieurs,

Je n’ai que bien trop longuement parlé, donc je vais m’arrête là.

 

Ne jamais perdre de vue là où l’on veut aller ; ne jamais oublier d’où l’on vient.

C’est sur des derniers mots qui représentent à la fois ma détermination, mon humilité vis-à-vis des responsabilités que les électeurs de cette circonscription m’ont confiées et ma volonté de porter les aspirations de notre territoire que je vous présente encore une fois mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année.

 

 

 

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