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Audition de René Bonnell sur son rapport concernant l'association pour le soutien du théâtre privé

19/02/2018

 

 

Le 14 février dernier, nous avons auditionné M. René Bonnnell, auteur, producteur et ancien dirigeant de Gaumont. En 2017, il s'est vu confié un rapport pour le Ministère de la Culture et la Ville de Paris, concernant la situation économique de l’association pour le soutien du théâtre privé. 

 

 Le théâtre privé en France 

Deux modèles co-existent aujourd’hui en France : celui du théâtre privé et celui du théâtre public qui regroupe différentes catégories ou labels selon la vocation qui leur est assignée et les modes de financement publics dont ils bénéficient directement.

 

La différence entre théâtres public et privé est essentiellement liée au financement (subventionnés ou non par des fonds publics). Les théâtres privés peuvent également être définis comme des entreprises commerciales dont le directeur est titulaire d’une licence de première catégorie dans le cas des salles fixes, ou de troisième catégorie pour les tourneurs. Le théâtre privé repose donc sur l’engagement de fonds privés, dans un système où les théâtres ne reçoivent pas d’aides directes de l’Etat ou d’autres collectivités publiques, et doivent s’efforcer d’équilibrer leur exploitation grâce aux
recettes de leurs spectacles.
Dans les faits, le théâtre privé présente en France une spécificité : un directeur de théâtre Privé ne se contente pas d’exploiter un lieu, il est aussi son propre producteur qui choisit, accompagne et défend chacun de ses spectacles.

 

Le théâtre privé accueillerait aujourd’hui plus de 45 % de la fréquentation théâtrale en France. Cependant, le théâtre privé est toujours fragilisé par la crise financière et les conséquences des attentats de 2015 (baisse de la fréquentation et surcoûts supplémentaires liés à la sécurité).

 

 L'Association pour le soutien du théâtre privé 

Créée en 1964, l’Association pour le Soutien du théâtre privé (ASTP) promeut le théâtre privé, en encourageant « l’autonomie de gestion et la prise de risques permanente, la liberté de programmation des théâtres dans le respect de leur diversité et l’exercice d’une véritable solidarité ».

 

Depuis 2004, une taxe fiscale (prévue par l’article 77 de la Loi de finances rectificative de 2003) a été instaurée au taux de 3,5% sur la billetterie hors-taxe des spectacles d’art dramatique, lyrique ou chorégraphique organisés sur le territoire français, départements d’outre-mer compris. En cas de représentation gratuite, la taxe s’élève à 3,5% sur le prix de vente du spectacle.

 

Cette taxe vise tous les spectacles issus du secteur théâtral privé, y compris lorsqu’ils sont diffusés par un établissement à statut public ou subventionné.

L'État et la Ville de Paris aident également le fonds.

 

Dans ce cadre, le rapport de René Bonnell se veut une réflexion prospective sur le fonctionnement de ce fonds, et notamment sur les façons de le pérenniser.

 

 Les orientations du rapport 

 

Principales recommandations pour renforcer le fonds de soutien :
- Assouplir les critères d’inscription au mécanisme de soutien de l’ASTP, notamment de manière à y intégrer les compagnies indépendantes
- Recueillir la taxe sur le modèle du Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz (CNV), qui est exonéré en cas de séances éducatives et de spectacles de musiques traditionnelles. En contrepartie toutefois d’un droit pour la salle subventionnée s’acquittant de la taxe de faire un usage discrétionnaire de 50% de la taxe produite, l’autre moitié étant réinvestie dans des co-productions avec le théâtre privé

- Augmenter la taxe de 0.5 point pour la faire passer de 3,5 à 4% sur le prix HT de la billetterie
- Consolider l’apport public : renforcer les subventions en provenance de l’Etat et de la Ville de Paris pour revenir aux anciens plafonds et barèmes d’aide
- Instituer un crédit d’impôt en faveur du théâtre
- Créer des organismes de financement dédiés à la production théâtrale sur le modèle des SOFICA

 

Propositions en faveur d’une transformation du mode d’intervention
- Création d’un soutien automatique à la production qui se substituerait au système actuel. L’aide, distribuée par théâtre ou par groupement de théâtres dans le cas où ces
derniers appartiendraient à la même société, cumulerait les différentes aides déjà
existantes. L’aide correspondrait à un compte assorti de droit de tirage dans le fonds représentant un multiple de la taxe perçue au guichet du théâtre ayant droit. Le multiplicateur de taxes serait inversement proportionnel à la jauge (audience) du théâtre.

 

 

J'ai interrogé M. BONNELL sur l'orientation très parisianiste du financement des théâtres privés et sur le traitement équitable des territoires.

 

La vidéo intégrale de l'audition est à visionner ici.

 

 

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