• Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • YouTube Social  Icon

© 2017 - Tous droits réservés - Fannette Charvier

Please reload

Posts Récents

CE QUI CHANGE AU 1ER NOVEMBRE

31/10/2019

1/10
Please reload

Posts à l'affiche

SOCIAL - Pour que la pauvreté ne soit plus une fatalité.

15/09/2018

 

Ce jeudi, le président de la République a présenté la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté : 8 milliards d’euros pour financer une stratégie ambitieuse, axée sur la prévention et l’accompagnement, avec des mesures concrètes. L’une des propositions sur laquelle j’ai travaillé, aux côtés de mon collègue Gaël Le Bohec, a été reprise en partie dans ce plan : une incitation pour les communes à mettre en place une tarification sociale progressive dans les cantines.

 

 Le constat 

 

Un modèle social qui n’a pas réussi à enrayer la persistance de la pauvreté :

  • 9 millions de personnes pauvres, dont 3 millions d’enfants (1 enfant sur 5)

  • 1 famille monoparentale sur 3 est pauvre

  • 50% de bénéficiaires de RSA de plus en 10 ans

  • 30% de non-recours estimé

  • Environ 110 000 personnes sans domicile, dont 30 700 enfants

  • 1 Français sur 5 en situation de précarité alimentaire

Avec notre système actuel, il faut 180 ans pour que les 10% les plus pauvres rattrapent le niveau de vie moyen.

 

Un modèle qui alimente le sentiment d’impossibilité de sortir de la pauvreté :

  • Près de la moitié des bénéficiaires du RSA le sont depuis au moins 4 ans

  • 50% de bénéficiaires du RSA toujours pas accompagnés au bout de 6 mois

  • Seuls 10% des bénéficiaires du RSA retrouvent un travail dans l’année

  • Les dépenses d’allocation ont augmenté de 80% en 10 ans, la dépense moyenne d’insertion par allocataire a baissé de 50% sur la même période

  • 1/4 des personnes sans domicile sont des anciens enfants de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance)

 

 Les objectifs 

 

Le Gouvernement entend se démarquer des politiques qui sont mises en place depuis 20 ans, efficaces pour contenir la pauvreté, mais pas pour renverser les inégalités de destin. Nous avons besoin d’une nouvelle approche, plus ambitieuse, et qui aura les moyens de ses ambitions.

 

La stratégie repose sur l'investissement social : il ne suffit pas d’indemniser la pauvreté, il faut aider les gens à en sortir ou à ne pas y tomber. 2 maîtres-mots : prévention et accompagnement.

 

Il s'agit d'une stratégie de long terme contenant des mesures très concrètes, qui seront mises en place dès 2019, pour :  

  • Investir dans la petite enfance, et pour que les enfants pauvres d’aujourd'hui ne soient pas les adultes pauvres de demain

  • Garantir un parcours de formation pour tous les jeunes

  • Simplifier le système des prestations sociales pour lutter contre le non-recours, et inciter davantage à la reprise d’activité.

 

 Détails des principales mesures 

 

 1. Pour une meilleure garantie des droits fondamentaux des enfants 

  • Plus de solutions pour la garde d’enfants – car les lieux de garde sont aussi des lieux de développement de l’enfant :

    • Aides aux communes possédant des quartiers prioritaires de la ville (QPV), pour leur permettre de construire des places en crèche

    • Les familles les plus modestes n’auront plus à avancer l’argent pour faire garder leurs enfants : nous créons le tiers payant et la CAF paiera directement les frais de crèche ou d’assistante maternelle

  • Garantie du droit à l’alimentation :

    • Développement des dispositifs de petits-déjeuners pour tous

    • Incitation à mettre en place une tarification sociale à la cantine dans les villes de moins de 10 000 habitants.                                          

                                  

 2. Pour garantir un parcours de formation à tous les jeunes 

  • Obligation de formation jusqu’à 18 ans, en associant les services de l’Etat et les collectivités, pour qu’aucun jeune ne se retrouve sans emploi, ni formation.

  • Objectif de passer de 100 000 à 500 000 bénéficiaires de la Garantie jeunes (qui permet d’accompagner vers l’emploi des jeunes en grande précarité) d’ici la fin du quinquennat.

  • Mobilisation renforcée de l’Etat pour accompagner les jeunes qui bénéficient de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), afin qu’ils ne se retrouvent pas sans solution à l’âge de 18 ans.

 

 3. Pour des droits sociaux plus accessibles 

  • Simplification de notre système d’accès aux prestations sociales, aujourd’hui bien trop complexe, et meilleure adaptation des prestations à la situation actuelle des personnes

  • Revalorisation du minimum vieillesse, de l’allocation adulte handicapé et des aides familiales

  • Aide à l’accès aux complémentaires santé pour les personnes les plus en difficulté, retraités pauvres inclus.

 

 4. Pour favoriser le retour à l’emploi 

  • Revalorisation de la prime d’activité (+20€ par mois pour une personne au SMIC dès octobre)

  • Développement massif de l’insertion par l’activité économique (IAE) (+ 100 000 salariés supplémentaires concernés d’ici la fin du quinquennat)

  • Grâce au PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences), mobilisation de 240M€ pour améliorer la formation des salariés de l’IAE.

 

 Focus sur la méthode 

 

Début 2018, une consultation en ligne a été lancée et a permis de recueillir quelques 7200 contributions, dont presque la moitié (3200) de personnes ayant vécu ou vivant une situation de pauvreté. Ces contributions demandaient à agir sur l’aide aux jeunes sans emploi, l’éducation et la formation des jeunes, l’accès aux services sociaux et la rénovation des métiers du social.

 

Au 1er trimestre 2018, 6 groupes de travail thématiques, présidés par des élus et des responsables associatifs, ont mené des auditions et ont remis leurs propositions à Agnès Buzyn le 15 mars dernier.

 

Pour ma part, j’ai été active avec d’autres collègues pour défendre l’idée d’une incitation pour les communes à instaurer une tarification sociale dans les cantines. Il nous semblait que l’accès à la cantine des enfants les plus fragiles représentait à la fois un enjeu de solidarité, mais également d’éducation et de santé. Nous avons donc multiplié pendant plusieurs mois les rencontres avec les cabinets ministériels (Education Nationale, Santé, Matignon, Elysée…), ainsi qu’avec le délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté Olivier de Noblecourt, ainsi qu’auprès de l’Association des Maires de France.

 

 

Partager sur Facebook
Partager sur Twitter
Please reload

Retrouvez-nous
Please reload

Archives
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square