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SPATIAL - Un budget historique pour l'avenir du spatial européen

03/12/2019

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Transcription de mes vœux aux habitants, élus, professionnels et forces vives de la circonscription

04/02/2019

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Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs les représentants des chambres consulaires,
Mesdames et Messieurs les représentants associatifs,
Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués,
Chers concitoyennes et concitoyens.

 

C’est avec une grande joie que je vous retrouve ce samedi, en ce début d’année 2019. 
Et permettez-moi tout d’abord de vous adresser, à vous et à vos proches, mes vœux les plus chaleureux de bonheur, de santé et de réussite dans tout ce que vous entreprendrez. 

 

En préambule, je voudrais remercier Arnaud qui nous accueille dans sa commune et qui est, outre un maire attentif, par la même occasion mon suppléant. Donc quand je suis à Paris ou retenue pour d’autres sollicitations, je sais que je peux compter sur lui pour me représenter un petit peu partout dans la circonscription dès que son travail et sa fonction de maire le lui permettent. Il connaît très bien le territoire ; élu local, il est au plus près des citoyens, donc nous sommes un binôme assez complémentaire. Voilà, je te remercie Arnaud d’être à mes côtés !

 

Deuxième édition de la présentation de mes vœux et c’est pour moi toujours un moment important de vous retrouver et surtout de vous expliquer à la fois quelle est mon action au quotidien à l’Assemblée nationale et en circonscription et les grandes lignes qui sont tracées pour 2019. Même si vous comprendrez bien qu’étant donné les circonstances, le calendrier des réformes risque d’être un peu chamboulé…

Tout d’abord finissons-en avec 2018 !

 BILAN 2018 

 

Depuis un an et demi, le Gouvernement et la majorité parlementaire à laquelle j’appartiens à l’Assemblée nationale s’attachent à mette en place les réformes pour lesquelles nous avons été élus. Ces réformes sont conduites tambour battant pour que leurs effets soient perceptibles au plus vite, ce qui n’est malheureusement pas sans incidence sur le travail parlementaire : cela nous oblige à travailler dans l’urgence et à choisir les textes de loi sur lesquels on veut particulièrement s’investir et cela nous contraint à être plus présents à l’Assemblée nationale qu’en circonscription, mais j’y reviendrais plus tard dans mon propos.
Nous avons été élus sur un programme clair et nous le mettons en œuvre. Il n’y a pas de surprises, les projets de loi du Gouvernement qui nous sont soumis s’inscrivent tous dans le projet présidentiel et le tryptique cher au Président de la République : LIBERER – PROTEGER – UNIR.

 

LIBÉRER, d’abord.

LIBÉRER le travail et donner l’envie d’entreprendre, cela passe par donner les outils de la réussite à ceux qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat tout en prenant les mesures nécessaires pour combattre le chômage de masse qui mine notre pays depuis des décennies. En 2018, nous avons voté trois grandes lois en ce sens :

 

1. La loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, adoptée en février.Parce que l’émancipation de chacun passe par l’éducation, nous ne pouvions rester dans une situation dans laquelle 60% des étudiants en 1ère année de licence ne passent pas en seconde année, avec des filières en très forte tension qui attirent énormément les étudiants comme STAPS, le droit, la psychologie ou encore les études de médecine. On avait près de la moitié des étudiants qui choisissaient une de ces 4 filières, mais qui en termes de débouchés ne représentent pas près de 50% de ce que le marché du travail peut leur offrir. L’objectif est clair : c’est de passer d’un enseignement pour tous à la réussite dans l’enseignement supérieur pour chacun. Derrière ce slogan, nous avons d’une part adopté des mesures pour renforcer la préparation de l’orientation dès le lycée et pour conforter le pouvoir d’achat des étudiants ; et d’autre part transformé la plate-forme d’accès des lycéens aux études supérieures, celle que l’on appelle désormais « Parcoursup ». Cette nouvelle plate-forme a fait couler beaucoup d’encre, elle n’est pas parfaite – et aucun mécanisme ne sera jamais parfait d’ailleurs – mais la Ministre de l’Enseignement supérieur a déjà annoncé des évolutions pour 2019 avec une simplification et une accélération du processus pour permettre aux candidats de partir en vacances l’esprit tranquille et aux établissements d’avoir le temps de s’organiser pour préparer la rentrée. Les mécontents ont été entendus et des réponses sont apportées.

 

2. En parallèle de l’enseignement supérieur, le 1er août a été adoptée la loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel qui constitue le 2ème volet de la rénovation de notre modèle social, après les ordonnances de la Loi Travail de 2017 et avant la réforme des retraites qui devrait être débattu cette année.   Elle met un focus sur l’importance de la formation dans le parcours de chacun, qu’elle soit initiale ou continue. L’apprentissage y est encouragé et les mesures adoptées permettent à la fois de le rendre plus attractif pour les jeunes et pour les entreprises. L’accès réel à la formation professionnelle a été simplifié puisque profondément inégalitaire alors que l’on sait que la montée en compétences est un facteur déterminant pour trouver un emploi ou gravir les échelons au sein de son entreprise. C’est dans cette optique que le CPF, le Compte Personnel de Formation, est rénové et désormais crédité en euros depuis le 1er janvier, et non plus en heures.

 

3. Pour refermer le volet « LIBERER », l’Assemblée nationale a adopté en 1ère lecture cet automne le projet de loi « PACTE » relatif à la croissance et à la transformation des entreprises et dont je tiens à saluer l’excellent travail de mon collègue de Montbéliard, Denis SOMMER, en tant que rapporteur.On y retrouve tout un arsenal facilitant la création, la transformation et la croissance des entreprises. Ce sont pour la plupart des mesures assez techniques donc je ne vais pas rentrer dans le détail, mais peut-être illustrer ça par un exemple : la réduction du nombre de seuils d’effectifs. Aujourd’hui, lorsqu’une entreprise augmente ses effectifs, cela peut avoir des conséquences en termes de nouvelle obligation de déclaration ou de modification des taux pour les cotisations sociales. Si on regroupe tous les domaines d’activité, on a un total de 199 seuils différents. Là, l’objectif c’est de regrouper progressivement ces seuils autour des niveaux de 11, 50 et 250 salariés. Le projet de loi s’adresse également aux salariés en les associant davantage aux résultats de leurs entreprises, résultats qui sont le fruit de leur travail, par une simplification des dispositifs d’intéressement et de participation.

 

Premièrement LIBÉRER. Deuxièmement PROTÉGER.

 

1. Protéger d’abord ceux qui en ont le plus besoin et faire plus pour ceux qui ont moins. Contrairement à ce que l’on peut lire ou entendre ici ou là, sur les bancs de nos oppositions ou au détour d’un rond-point, il est tout simplement faux de faire croire à un président, à un gouvernement et à une majorité parlementaire au service des riches.

 

Est-ce que c’est pour les riches quand nous revalorisons l’allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse ?

Est-ce que c’est pour les riches quand nous augmentons sous condition de ressources le complément familial pour les familles nombreuses, l’allocation de soutien familial pour les familles monoparentales et l’aide à la garde d’enfants ?

Est-ce que c’est pour les riches quand nous supprimons progressivement la taxe d’habitation pour les ménages les plus modestes ?

Est-ce que c’est pour les plus riches que le Président de la République annonce un plan de 8 milliards d’euros pour aider les plus vulnérables à sortir de la pauvreté ?

 

Je crois qu’à un moment donné, on a besoin d’un peu plus de tempérance dans les propos. Tout n’est pas blanc ou noir. Nous ne conduisons pas une politique pour tel ou tel ; il faut voir les choses dans leur globalité. L’objectif qui doit tous nous réunir, c’est le destin de notre pays et de ses habitants. C’est faire avancer la France sans laisser certains d’entre nous sur le bord du chemin.

 

2. PROTEGER, c’est aussi garantir notre sécurité.

- En renforçant la lutte contre le terrorisme dont les événements récents sur le marché de Noël de Strasbourg viennent nous rappeler avec indignation et tristesse que la bataille n’est pas encore gagnée. 

- En combattant l’insécurité du quotidien, aussi. Un combat de tous les jours au plus près des territoires, qui ne peut se faire sans moyens supplémentaires. Des moyens humains et matériels, d’abord. Nous avons augmenté de 500 millions le budget du Ministère de l’Intérieur en 2018 dans ce but-là. Des moyens législatifs également, afin d’adapter notre législation aux pratiques nouvelles, c’est pourquoi nous avons voté une proposition de loi renforçant la lutte contre les rodéos urbains.

- L’année 2018 a aussi vu l’instauration de la police de sécurité du quotidien dans 60 quartiers dits de « reconquête républicaine » avec pour leitmotiv une meilleure présence sur le terrain et une diminution de la bureaucratie pour ces agents. Une police et une gendarmerie qui travaillent mieux ensemble sur un territoire donné et en liaison avec les autres acteurs du territoire que sont les élus, les associations ou encore les conseils de quartier. La ville de Besançon est concernée par ce dispositif depuis décembre et l’arrivée d’une quinzaine de policiers au commissariat de Planoise.

 

3. Il ne peut y avoir de sécurité sans justice et l’articulation entre les deux doit se faire de manière efficace pour aboutir à des résultats probants. Aujourd’hui, notre système pénal fonctionne de telle manière qu’il y a trop de courtes peines d’emprisonnement exécutées dans des établissements surpeuplés. L’utilité de ces peines est remise en question par la récidive qu’elles engendrent et tout cela pour un coût extrêmement élevé.

Le projet de loi de programmation pour la Justice 2018-2022 qui est débattu porte donc des réformes structurelles qui dotent la Justice de moyens supplémentaires pour lutter contre cette récidive et accélérer et renforcer l’efficacité de la justice du quotidien. Les peines d’emprisonnement de moins d’un an seront ainsi très limitées, tandis que celles supérieures à un an, ce qui correspond quand même à des délits d’une certaine gravité, ne pourront plus être aménagées parce que la différence entre les peines prononcées et les peines exécutées est devenue incompréhensible.

 

LIBÉRER, PROTÉGER et enfin UNIR.

 

Unir, c’est la promesse républicaine d’égalité. Cette égalité qui est un acteur d’équilibre de la société car elle permet à chacun de disposer des mêmes droits en échange des mêmes devoirs. L’objectif n’est pas d’aller vers de l’égalitarisme mais bien vers une équité, afin que l’on donne à chacun – et j’insiste sur le mot « chacun » - quelque soit l’endroit où il vit, quelque soit ses origines sociales, ethniques ou religieuses, les mêmes chances de réussir en dépassant le déterminisme.

 

1. Cela passe d’abord par lutter contre les inégalités territoriales.
Que ce soit dans les grandes villes, en zone périurbaine ou en milieu rural, la République doit garantir les mêmes chances et les mêmes droits à tous les Français. Le sentiment d’abandon qui existe dans certains quartiers populaires et dans certaines zones rurales doit disparaître et le progrès doit être partagé par tous et partout dans notre pays. 

La loi ELAN que nous avons adopté en juin – et c’est à noter, après consensus avec la majorité du Sénat – poursuit notamment cet objectif en améliorant l’accès au logement et en dynamisant l’aménagement des territoires via :

-    Le déploiement du numérique : on vise une couverture mobile de qualité généralisé dès 2020 et le très haut débit pour tous en 2022 ;

-    Le plan de rénovation énergétique : c’est 500.000 logements rénovés par an dont au moins la moitié occupée par des ménages aux revenus modestes ;

-    Et enfin la mise en place de nouveaux dispositifs à destination des collectivités comme « Action Cœur de ville » qui vise à redonner de l’attractivité et du dynamisme aux centres des villes moyennes. Besançon bénéficie de ce dispositif, et je pense que c’est une réelle bonne chose qui va rayonner sur l’ensemble de la communauté d’agglomération et au-delà.

 

2. Il n’y aura pas de lutte contre les inégalités territoriales sans que les élus locaux n’en soient partie prenante. Je tiens d’ailleurs à remercier leur présence ici et à les remercier pour ce qu’ils font dans chacune de leur commune au jour le jour pour leurs habitants. Je vois votre engagement au quotidien pour répondre à leurs besoins concrets et je sais votre ténacité lorsqu’il faut défendre tel ou tel dossier ou aller chercher des financements.

J’espère que les relations entre Gouvernement et corps intermédiaires vont se resserrer. L’organisation du Grand débat national va dans ce sens. 

 

3. Egalité territoriale mais aussi égalité des chances en faisant plus pour ceux qui ont moins. 
Nous avons fait le choix de nous attaquer aux problèmes à la racine et dès le plus jeune âge. C’est pour cela que nous avons étendu le dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les réseaux d’éducation prioritaire.

Enfin pour lutter contre le chômage de masse qui gangrène nos quartiers, un dispositif est expérimenté depuis le 1er avril dans 7 territoires métropolitains. C’est ce que l’on appelle les « emplois francs ». Rapidement, il s’agit d’exonérer de cotisations un employeur qui embauche une personne résidant dans un quartier prioritaire. Et ça peut aller jusqu’à 15.000€ sur 3 ans. Les retours sont très encourageants et le dispositif sera généralisé en 2020.


Je ne pourrais faire de bilan 2018 sans parler d’une urgence qui doit mobiliser chacun d’entre nous. C’est l’urgence écologique. Car ce qui était pour certains une menace nébuleuse il y a encore quelques années est aujourd’hui une réelle urgence.
Le réchauffement climatique n’est plus une menace ; c’est une réalité.
2018 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en France. Le nombre de catastrophes naturelles est en constante augmentation ; on en compte aujourd’hui deux fois plus qu’en 2002. On se souvient tous des inondations dans l’Aude, au Japon et du super incendie en Californie. 

 

Moins meurtrier mais tout aussi alarmant, nous avons connu ici, dans le Doubs, la pire sécheresse de notre histoire avec dans certaines zones la disparition totale de la rivière qui a donné son nom à notre département. Des dégâts pour les riverains, des pertes énormes pour nos agriculteurs, et une catastrophe pour la faune et la flore.

Le Gouvernement est très investi dans la transition écologique et énergétique et le budget consacré à l’écologie est en constante augmentation. Mais nous devons faire plus et plus vite. Après la signature de l’Accord de Paris lors de la COP21, la France doit être un modèle dans le monde, et davantage encore lorsque certains pays devenus climatosceptiques par l’élection de dirigeants populistes se désengagent. Les Etats-Unis bien sûr. Le Brésil dorénavant.

 

L’écologie est un combat pour la protection de notre planète, c’est aussi un combat pour notre survie. Aujourd’hui on ne peut plus dire qu’on ne connaissait pas les conséquences que peuvent engendrer les pollutions de l’eau, de l’air et du sol causées par les activités humaines. La pulvérisation de litres et de litres de produits chimiques sur les cultures est un problème environnemental et de santé publique majeur qu’il faut combattre. L’idée n’est pas de pointer du doigt les agriculteurs, qui sont aussi en quelque sorte les victimes de la politique agricole productiviste de la 2ème partie du 20ème siècle, avec un rendement toujours plus important et une rentabilité toujours plus faible ; mais d’accompagner ces agriculteurs vers des méthodes mois nocives et qui leur assurent tout autant - et si possible davantage - de revenus.
Les industriels ont une immense responsabilité et je suis de ceux qui pensent que sans pression, sans date butoir, aucun effort ne sera consenti. C’est avec cette conviction chevillée au corps que j’ai voté – contre l’avis du Gouvernement – pour inscrire dans la loi l’interdiction du glyphosate d’ici 2021. Nous n’avons pas eu gain de cause, mais je pense que le débat qui a suivi oblige d’une certaine manière le Gouvernement à tenir ses engagements.

 

Les pesticides, les colorants, les nanoparticules, les additifs… tout ce que l’on retrouve dans nos assiettes et qui, dans un futur proche ou un peu plus lointain, seront l’objet de scandales sanitaires. Durant 6 mois, j’ai siégé au sein de la Commission d’enquête sur l’alimentation industrielle et une quarantaine d’auditions plus tard, souvent sans concessions, un rapport a été adopté à l’unanimité des groupes politiques présents et remis au Gouvernement pour que les recommandations qui y figurent puissent faire l’objet d’une loi. Ces recommandations sont très diverses, de la limitation du nombre d’additifs dans un même produit à la limitation de la teneur en sel, en passant par un meilleur étiquetage. J’ai le projet d’organiser une réunion publique à ce sujet dans les mois qui viennent avec la présence de ma collègue de l’Yonne qui était rapporteure de la commission, afin de vous présenter les conclusions de nos travaux.

 

Pour finir, je voudrais vous parler de culture parce que c’est un domaine sur lequel je me suis particulièrement investie cette année. Sur 2 sujets qui concernent la presse plus exactement, qui sont des sujets plutôt très techniques donc je ne vais pas trop rentrer dans les détails.

  • Le premier sujet concerne l’instauration d’un droit voisin au droit d’auteur à destination des éditeurs et agences de presse en ligne. Pour faire court, c’est ouvrir la possibilité à ces éditeurs d’être rémunérés lorsque les contenus qu’ils produisent sont réutilisés, même de façon succincte, par Google ou Facebook par exemple. Pour l’instant nous sommes en attente de l’adoption d’une directive européenne qui donnera plus de poids à cette mesure avant de la transposer dans le droit français.

  • Le second sujet, qui fera a priori l’objet d’un projet de loi cette année, concerne la distribution de la presse papier qui repose sur un système à bout de souffle, notamment à cause de l’essor du numérique. Il convient donc de le réformer tout en garantissant le pluralisme de l’information et l’indépendance des opinions.

 

Voilà. J’ai été assez longue sur le bilan de l’année 2018 au niveau national parce que hormis ce que l’on nous montre et qu’on nous répète dans les médias sur des bouts de mesure qui peuvent créer la polémique, à l’Assemblée nationale nous faisons beaucoup de choses. Beaucoup de choses contrairement à ce que certains peuvent penser, et on essaye de s’occuper de beaucoup de sujets qui ne font peut-être pas grand bruit mais qui répondent à de vraies problématiques rencontrées au quotidien par les usagers et les professionnels de ces secteurs.


 EN CIRCONSCRIPTION 

 

Le rôle d’une députée est avant tout de voter les lois et de contrôler l’action du Gouvernement. Mais cela n’est possible que si nous sommes ancrés sur un territoire et que si nous sommes au contact de ses habitants. Les décisions prises à Paris doivent être en adéquation avec les besoins des gens, où qu’ils soient.

 

On ne va pas se mentir, étant donné le rythme soutenu qui nous est imposé à l’Assemblée nationale et la distance qui nous sépare de Paris, l’équilibre n’est pas toujours évident à trouver si l’on veut mener de front travail parlementaire et présence sur le terrain. Cette année, j’ai tout de même fait mon maximum pour honorer les différentes invitations reçues de la part d’élus, d’associations ou d’autres acteurs locaux. La circonscription compte 92 communes, il n’est donc pas toujours facile de faire des choix.

 

Comme la circonscription est vaste, avec mes collaborateurs nous avons mis en place ce que j’appelle des « permanences délocalisées » d’une journée ou d’une après-midi dans les communes afin d’aller à la rencontre des forces vives du territoire : les associations, les entreprises, des artistes… Et à chaque fois on finit par un échange avec les élus puis avec les habitants sur les sujets d’actualité comme sur leurs petits – ou gros – soucis du quotidien. Je suis allée à Boussières, à Cademène, à Jallerange, à Myon, aux Auxons… Et je suis venue ici aussi puisque c’est à Roset-Fluans que nous avons organisé la première. Et on continue cette année avec l’objectif d’en faire à peu près une par mois une fois que l’examen du projet de loi sur l’Ecole sera terminé.

 

Je vous parle de permanence délocalisée, mais il y a également ma permanence fixe où nous recevons toute la semaine des habitants de la circonscription qui demandent à être écoutés parce qu’ils font face à des problématiques personnelles ou parce qu’ils veulent me mettre en garder sur telle ou telle mesure d’un projet de loi actuellement en discussion. En fonction des interpellations, soit on voit avec les ministères concernés, soit on oriente vers des interlocuteurs plus adéquats, soit on essaye de servir un petit peu de médiateurs. Mais l’objectif c’est de vraiment, outre le fait de les aider – et on le fait avec nos moyens – de me nourrir de toutes les choses qu’ils font remonter pour intervenir dans le débat législatif en connaissance de causes.

 

Mon rôle sur la circonscription, c’est aussi d’entretenir un dialogue constant avec les services de l’Etat et l’ensemble des services publics : le Préfet, le recteur, la Police, la Gendarmerie, l’Université, le système judiciaire, l’administration pénitentiaire… Je ne vais pas tous les citer, mais l’important c’est que ce dialogue me permette à la fois de me tenir au courant de ce qu’il se passe sur le territoire et de pouvoir interpeller ensuite certains ministères comme une espèce de porte-voix des problématiques locales. Et les relations que j’entretiens avec les élus locaux vont dans le même sens.

 

Le travail que j’essaye de faire à votre service, au service des habitants de ce territoire, ne se limite pas aux frontières de la circonscription. Il se fait aussi - et peut-être que je devrais dire surtout – à Paris.

 

A l’Assemblée nationale, donc à travers les questions que je pose lors des auditions au sein de la Commission des affaires culturelles et de l’Education, à travers les questions écrites adressées aux ministères ou à travers les questions au Gouvernement dans l’hémicycle. Justement c’était le cas mardi, où j’ai interpellé la Ministre de Ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, sur la sécheresse exceptionnelle que nous avons connu dans le Doubs cet été et cet automne et la nécessaire accélération des dossiers d’indemnisation. 
C’est un exemple des dossiers locaux très concrets que je peux défendre à Paris. Ce qu’il m’arrive également de faire directement auprès des cabinets ministériels

  • Quand je vais défendre la candidature de Besançon pour expérimenter la police de sécurité du quotidien au Ministère de l’Intérieur ;

  • Ou quand j’évoque la situation de la maison d’arrêt au Ministère de la Justice.

 


 CE QUI VA SE PASSER EN 2019 

 

Maintenant que j’ai dressé le bilan de l’année 2018, il me reste à vous parler de 2019. 

 

Alors, que va-t-il se passer cette année ? Déjà, je voudrais faire un petit point sur ce qui est rentré en vigueur depuis le 1er janvier :

  • 2 augmentations qui vont peser sur les dépenses : celle du timbre-poste, qui prend environ 10% pour compenser la baisse continue et inévitable des envois postaux ; et celle du tabac pour une évidente raison de santé publique ;

  • En revanche les tarifs du gaz diminuent de 1,9% après une baisse de 2,4% en décembre et 7 mois de hausses consécutives ;

  • En termes d’aides sociales, le minimum vieillesse a été augmenté de 35€/mois pour une personne seule et de 54€/mois pour un couple, tandis que l’allocation adulte handicapé est revalorisé de 40€/mois ;

  • Au niveau du travail, la prime d’activité que touchent les salariés au SMIC augmente de 90€/mois et est étendue à 1,2 millions de personnes supplémentaires ;

  • Les heures supplémentaires et complémentaires sont quant à elles défiscalisées et désocialisées ;

  • Concernant les impôts et les taxes, la hausse de la CSG pour les petites retraites a été annulée pour les retraités touchant moins de 2000€/mois, revenus annexes compris. Cela rentrera en application au 1er juillet mais avec effet rétroactif. Un 2ème tiers de la taxe d’habitation sera supprimé avant une suppression totale pour 80% des Français en 2020. Pour les 20% restant, vous le savez la question est sur la table et sera tranchée après débat au Parlement. 

  • Et évidemment, le plus gros changement 2019 concerne l’impôt sur le revenu qui est désormais prélevé à la source par les employeurs, venant ainsi clôturer une question en débat depuis 60 ans.

  • Et je vais finir avec la santé et le début de la mise en œuvre du reste à charge zéro, qui commence avec les prothèses auditives et le plafonnement au moins d’une offre à 1.300€, sur laquelle le reste à charge pour les assurés diminuera d’environ 200€.

Sur le plan législatif,

1. Nous attendons bien évidemment la fin de la concertation avec les partenaires sociaux concernant la réforme générale de notre système de retraite, dont le principal objectif est d’uniformiser les régimes et faire en sorte qu’un euro cotisé donne les mêmes droits à tout le monde.

Pour le moment nous avons assez peu de précisions sur les détails de la réforme mais après la polémique sur la supposée suppression des pensions de réversion, la Ministre des Solidarités et de la Santé a bien confirmé qu’il n’était pas question de les supprimer. Ceux et celles qui les touchent aujourd’hui ne seront de toute façon pas impactés. Pour ceux qui seraient amenés à les toucher dans le futur, on ne sait pas quelle forme elles prendront car on est en pleine discussion. L’idée n’est pas de faire des économies sur le dos des veuves et des veufs. 

Le problème il est clair aujourd’hui : on a 13 dispositifs de réversions différents avec des règles très différentes et au sein de 42 régimes de retraites là aussi différents. 

On doit en finir avec ça.

 

2. La révision constitutionnelle qui a été stoppée avant l’été suite à l’affaire Benalla a été repoussée afin de tenir compte des propositions qui auront été faites dans le cadre du Grand Débat National.

 

3. D’autres textes seront aussi à l’ordre du jour des prochains mois concernant la distribution de la presse écrite, les mobilités, le statut de la Polynésie ou encore l’organisation et la transformation du système de santé.

 

4. En ce moment nous sommes en plein examen du projet de loi pour une école de la confiance et je suis particulièrement investie sur ce texte puisque le groupe La République en Marche m’a désignée co-rapporteure de ce projet de loi aux côtés d’une autre députée parisienne.
Alors, qu’est-ce qu’on trouve dans ce texte ?

  • On y trouve l’obligation de l’instruction dès 3 ans, ce qui permet de rappeler l’importance que l’on souhaite donner à l’école maternelle dans la réduction des inégalités, car on sait que c’est dès le plus jeune âge que beaucoup se joue en matière de développement et de maîtrise du langage ;

  • On y trouve une réforme de la formation initiale des enseignants afin de mieux articuler la théorie et la pratique ;

  • On y trouve aussi des dispositifs qui redonnent un peu plus de latitude, à la fois aux professionnels de l’Education nationale par le recours à l’expérimentation dans les établissements qui le désirent, et aux acteurs locaux par la création d’établissements publics locaux d’enseignement international, avec une continuité pédagogique de l’école au lycée, dans les territoires qui présentent ce besoin ;

Ce projet de loi comporte pour le moment 25 articles donc je ne vais pas les passer en revue. En tout cas les auditions ont débuté mi-décembre et on en a plusieurs dizaines au programme, donc le rythme est dense puisqu’on commence l’examen le 23 janvier en commission pour un passage dans l’hémicycle la semaine du 12 février, si tout se passe comme prévu.
Le texte, pour moi n’est pas parfait, et un certain nombre de remarques et de demandes de modifications légitimes nous ont été remontées lors de ces auditions. On est en train de voir comment on va pouvoir en tenir compte.

 

Sur le plan international, 2019 sera l’occasion de 2 temps forts :
1.    Le G7, dont la France assurera la présidence. Et le Sommet annuel se déroulera fin-août à Biarritz. 

Cette présidence française sera placée sous le signe de la lutte contre les inégalités, déclinée en 5 objectifs :

- La lutte contre les inégalités de destin ;
- La réduction des inégalités environnementales ;
- Le renforcement de la dimension sociale de la mondialisation ;
- L’action pour la paix ;
- Et l’exploitation des opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle.

 

2.    Le 2ème temps fort, ce sont bien évidemment les élections européennes. 

La période pré-électorale ayant débuté, je ne peux vous parler plus d’Europe sans risquer que mes propos puissent être considérés comme des propos électoraux par les instances, je m’en tiendrai donc à cette simple information.

 


 GILETS JAUNES 

 

La France n’est pas en reste.

 

Aujourd’hui le mouvement des « gilets jaunes » est la conséquence directe de l’exaspération de ces perdants de la mondialisation. Ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois et qui s’enfoncent dans une précarité sans fin. Années après années ces Français ont eu l’impression d’avoir perdu le pouvoir d’influer sur le cours des choses. Sur les places et les ronds-points de notre pays, certains ont eu le sentiment de retrouver la voix au chapitre qu’ils croyaient avoir perdue. De se retrouver aussi, autour de revendications communes et partager l’ordinaire de personnes qui vivent la même galère que soi.

 

La hausse des taxes sur le carburant a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. S’en est suivi une mobilisation à travers la France pendant plusieurs semaines. Le Président de la République a entendu, a reconnu des erreurs et a fait un certain nombre de concessions en revenant notamment sur la hausse des carburants et celle de la CSG pour les petites retraites. Un texte a été préparé en un temps record et nous l’avons adopté à une grande majorité. Les insoumis et les communistes votant contre, quand les Républicains s’abstenaient.

 

Outre ces mesures d’urgence, débloquant 10 milliards d’euros, il faut bien avoir à l’esprit que la France n’est pas le pays le moins équitable. C’est le pays où la pression fiscale est la plus importante en Europe, mais c’est aussi le pays qui est le plus redistributif d’Europe. Si l'on ponctionne d'un côté, c'est aussi pour redistribuer de l'autre et réduire considérablement les inégalités sociales, au moyen du financement des indemnités chômage, des aides au logement ou des dépenses de santé et de retraite. 

 

 

Alors non tout n’est pas parfait loin de là.

 

 

S’il était aussi simple d'aboutir à 0 SDF, un SMIC à 1800€ net, une retraite à plus de 1200€ pour tous, l'interdiction des délocalisations, l'« interdiction de faire de l'argent sur les personnes âgées » - c’est comme ça que c’était formulé dans certains documents -, plus de moyens pour l'école, la police, la justice... et j'en passe... il y a bien longtemps que les gouvernements successifs auraient réglé tous les problèmes qui peuvent se poser dans notre pays.

 

 

Une politique nationale, ça ne peut pas être une addition de mesures pour contenter untel ou untel. Une politique nationale, elle doit s’appuyer sur des réalités économiques, sociales, environnementales, diplomatiques, etc. Elle doit s’appuyer aussi sur un budget contraint, avec des ressources et des dépenses, et tout cela n'est malheureusement pas extensible… Je pense que ça, ça doit aussi être entendu. Bien sûr, on peut aller récupérer ce qui a été perdu avec la transformation de l'ISF en IFI. On peut même récupérer une partie plus importante de l'évasion fiscale ; ça sera beaucoup plus compliqué, ne serait-ce que pour en récupérer 5%. Mais pour financer toutes ces propositions, on est vraiment très loin du compte.

 

Ce mouvement a véhiculé avec lui une grande violence. Attention je ne dis pas que tous les gilets jaunes sont violents ! Mais les manifestations ont conduit à des comportements inadmissibles de la part de casseurs venus en découdre avec les forces de l’ordre, piller des magasins et détruire du mobilier urbain. Mais quelles images terribles de ces Champs Elysées, théâtre du chaos de cette guérilla urbaine ! J’en profite pour dire un grand merci à l’ensemble des forces de l’ordre qui sont mobilisées toutes les semaines et qui font preuve d’un professionnalisme et d’un sang-froid remarquables pour éviter de nouvelles victimes et je voudrais qu’on les applaudisse.

 

 

Mais les groupuscules d’extrême-droite et d’extrême-gauche à l’œuvre ne peuvent pas être tenus pour seuls responsables. 

 

 

Quand on crie à la dictature.

 

Quand on appelle à forcer les portes de l’Elysée. 

 

Quand on tient des propos complotistes et qu’on affirme que l’attentat de Strasbourg a été organisé par le Gouvernement pour décrédibiliser les Gilets jaunes.

 

 

Quand on condamne ces violences du bout des lèvres avant de rajouter un « mais » qui les justifie.

 

 

Quand on cautionne des mises en scène macabres symbolisant la décapitation du Président de la République.

 

 

Quand on s’en prend aux parlementaires élus démocratiquement, en vandalisant leur permanence, incendiant leur voiture ou en leur envoyant des messages racistes.

 

 

Quand on organise ou qu’on participe à des cagnottes de soutien en faveur d’un gilet jaune qui a boxé un CRS.

 

 

On n’est pas responsable ? On n’est même pas au moins complaisant ?

 

 

NON, la France n’est pas une dictature. C’est une démocratie. C’est une République. Et en République, on ne s’en prend pas aux policiers ou aux gendarmes, on ne saccage pas les biens d’autrui et on ne défonce pas les portes des ministères. En République on a un outil démocratique qui s’appelle le bulletin de vote et on a des biens encore plus précieux qui s’appellent le dialogue, la liberté d’expression et le respect.

 

 

 

 

Pour terminer, je comprends cette exaspération.

 

 

Quand je dis que je comprends personnellement cette exaspération, je ne suis pas dans la condescendance de certains. Si je comprends, c’est que je l’ai vécu.

 

 

Aujourd’hui, on parle des élus comme de nantis qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel et à s’en mettre plein les poches. 

 

 

Est-ce que depuis le soir du 18 juin 2017 je suis tout à coup devenue une pourrie, complètement déconnectée de la vie du peuple ? Je ne pense pas. Je n’oublie pas d’où je viens, ce que j’ai vécu et comment j’en suis arrivé là. J’habite toujours mon p’tit appart’ en plein cœur de Planoise. Avant d’être députée je travaillais au service des relations clients de la sécurité sociale de Besançon. Bien sûr j’ai connu les bas salaires. J’ai même connu les périodes de chômage. Donc quand j’interviens à l’Assemblée nationale, c’est avec tout ce bagage derrière moi. 

 

Notre pays a traversé une crise inédite. Au-delà des mesures d’urgence, un certain nombre de Français ont exprimé le besoin d’être écoutés, et d’être plus directement associés à l’élaboration des politiques publiques. C’est le sens du Grand Débat national annoncé par le Président de la République. Cette démarche inédite devra permettre d’avoir une large concertation autour de quatre thèmes principaux qui concernent directement notre vie quotidienne : 

  • La transition écologique ; 

  • La fiscalité ;

  • La démocratie et la citoyenneté ;

  • Et l’organisation de l’État et des services publics.

J’encourage chacun de vous à saisir cette opportunité et à vous exprimer sur ces sujets, participant ainsi à un moment démocratique, sans précédent, pour notre pays.

 

 

En tant que parlementaire, je veillerai, bien sûr, au déroulement de ces rencontres même si celles-ci resteront transpartisanes. 

 

 

Le Grand Débat supervisé par un collège indépendant sera chargé de s’assurer du bon déroulement, de la transparence et de l’authenticité des concertations. Vous serez libres de vous saisir des outils qui seront proposés afin de participer aux différents échanges qui seront multiples et divers à travers tout le territoire : débats publics locaux, rencontres sur les lieux de travail et de vie, groupes de réflexion participatifs, réseaux sociaux ou travaux associatifs par exemple. J’invite chacun d’entre vous à y participer : le débat n’appartient à personne ; c’est l’affaire de chacun.

 

 

 

 

 

Je vous prie de m’excuser pour la longueur de mes propos, mais comme ce n’est qu’une seule fois par an, je me suis permise d’en profiter. 

 

Je vous remercie pour votre présence et vous réitère mes meilleurs vœux pour 2019. 
Et retrouvons-nous autour d’un verre pour poursuivre les échanges !
Merci à tous !
 

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