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ECOLE DE LA CONFIANCE - De nouvelles dispositions pour la formation des enseignants

17/03/2019

 

L’enjeu du Ministère de l'Education nationale est à la fois de repenser la formation initiale, le Master MEEF, et les parcours adaptés, c’est-à-dire les gens qui ont déjà un M2, qui deviennent professeur et qui du coup suivent une formation qui n’est pas le Master MEEF complet.

 

Le Ministère travaille depuis un an sur le référentiel du Master MEEF avec le Ministère de l'Enseignement Supérieur, la Conférence des présidents d'université, le réseau des directeurs des Ecoles Supérieures du Professorat et de l'Education (ESPE)  et les organisations syndicales. La méthode a été suffisamment concertée pour que personne ne puisse dire qu’il n’a pas été associé.

 

 Pourquoi passer des Ecoles supérieures (ESPE) aux Instituts nationaux du Professorat et de l'Education (INSPE) ? 

Il y a tout d'abord une dimension symbolique de changement de nom parce que les ESPE ne sont pas toujours connotés positivement dans l’imaginaire des jeunes professeurs qui en sortent.
- Institut : mot qui sonne très supérieur et très recherche et un des enjeux est d’assurer l’adossement des pratiques pédagogiques des savoirs et des compétences sur le top du top de la recherche en la matière. 
- National : un des enjeux de la réforme est de faire en sorte que quel que soit l’endroit où l’on est formé en France, le niveau d’exigence est le même et approximativement aussi le même volume de formation sur les différentes disciplines
Supérieur : rappeler la nécessité de l’universitarisation.

 

 Quels sont les objectifs de cette réforme ? 

  • Renforcer l’égalité sur le territoire car aujourd’hui on a des professeurs qui ont vocation à intervenir partout et qui souvent connaissent des mutations dès la fin de leur stage. Mais selon l’ESPE dans laquelle ils ont été formés, on peut par exemple avoir dans le 1er degré entre 60 et 180 heures de formation. Il faut donc uniformiser. 

  • Les professeurs doivent être formés avec une certaine priorité donnée aux savoirs fondamentaux, notamment dans le 1er degré, parce qu’on sait qu’aujourd’hui, les parcours de ceux qui entrent dans le 1er degré ont souvent des parcours assez monochromes et notamment aux détriments des mathématiques. Le Master MEEF doit être l’occasion de rebooster cette notion-là de leur panorama de savoirs et de compétences.

  • Faire en sorte qu’on ait plus de formations qui soient assurées par des acteurs de terrain, c'est à dire des gens qui sont effectivement devant les classes. On ne peut pas avoir des formateurs qui expliquent des méthodes de gestion de classe, la façon dont on apprend à lire, à écrire ou à compter et qui n’ont pas vu de classes depuis parfois très longtemps.

 Quels contenus ? 

  • Révision de l’arrêté qui fixe le cadre national du Master MEEF pour redéfinir un peu les règles. On pose les règles d’une ventilation de formations entre les grandes dimensions de la formation. Pour le 1er degré par exemple : 55% du temps consacré aux savoirs fondamentaux, disciplinaire, valeurs de la République, droits et obligations des fonctionnaires 20% à tout ce qui est techniques pédagogiques, psychologie de l’enfant et de l’adolescent, gestion de classe… 15% consacré à la dimension « recherche » et 10% du temps de formation laissé à la main de chaque ESPE et consacré soit à des innovations pédagogiques propres à l’ESPE, soit à une adaptation au contraintes particulières du territoire.

  • Un arrêté va établir le référentiel de formation en détaillant les attendus de l’Etat employeur et en fixant à 30% du temps de formation le temps devant être assuré par des professionnels par ailleurs en exercice sur le terrain.

Il n’y aura pas de cloisonnement entre la formation des professeurs des écoles et celle des professeurs des lycées et collèges. Le référentiel de formation prévoit qu’une bonne partie du temps de formation a vocation à être commun et assez poreux. Il faut de plus travailler les espaces de transition entre les différents niveaux.
En termes de contenu, il y a beaucoup de demande concernant l’inclusion scolaire, le rôle de l’enseignant, la relation entre l’enseignant et l’AVS ou l’AESH. Là le sujet est bien identifié en termes de formation initiale et le Ministère a insisté dessus dans le référentiel.

 

En termes de degré de spécialisation, on ne peut pas tout attendre d’une formation initiale. Un professeur n’est pas fini à la fin de son année de professeur-stagiaire. Le chantier de la formation initiale va s’achever dans les semaines qui viennent et celui sur la formation continue et la formation continuée va s’ouvrir en février. 

 

 Une formation qui s'inscrit dans un temps long 

 

  • Formation continuée : les 3 premières années juste après titularisation sont des années fondamentales pour continuer d’apprendre. Aujourd’hui, comme on n’a pas de référentiel de formation dans les ESPE, on ne peut pas savoir ce qu’on évalue à la sortie (pas de grille de compétences). A partir du moment où on a un référentiel de formation, on peut savoir à la fin de la formation les points d’amélioration et les compléments nécessaires de chacun et du coup construire derrière une formation continuée.

  • Formation continue : aujourd’hui, elle a été en partie absorbée par des logiques d’information plus que de formation et le reste a besoin d’une rénovation en profondeur. L’objectif est de mieux ventiler les choses entre la formation d’approfondissement au métier, le choix disciplinaire et la formation à l’évolution professionnelle (fait qu’aujourd’hui on a des professeurs de plus en plus nombreux qui aspirent à autre chose après 15-20 ans d’exercice). Le résultat à terme c’est une logique de formation continue qui soit totalement restructurée et financièrement musclée. Sur une potentielle formation continue obligatoire, il y a déjà des formations à l’initiative de l’employeur et le directeur général des ressources humaines du Ministère croit beaucoup à la possibilité laissée à des agents de pouvoir piocher dans des catalogues de formation. Le jour où elle devient obligatoire, il y a un risque que l’agent se voit imposer une formation dont il n’a pas forcément besoin et voit ça comme une obligation et non comme un enrichissement.

 

La pensée du système entre pré-recrutement, formation initiale et formation continue, et donc l’évolution de carrière derrière, est très structurée et est prise dans un ordre cohérent.
 

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