GRAND DÉBAT - Des engagements forts et concrets pour répondre à l'urgence sociale

02/05/2019

 

Suite au mouvement des gilets jaunes, le Président de la République avait annoncé en novembre dernier un certain nombre de mesures d’urgence et l’organisation d’un « grand débat national » entre janvier et mars.

 

Deux mois et quelques milliers de réunions plus tard – et il faut associer les maires à la bonne tenue de ce débat car la plupart ont vraiment joué le jeu, quel que soit leurs couleurs politiques –, le temps était venu d’arbitrer les réponses aux attentes et aux problématiques du quotidien des Français. Avec une nécessité : celle d’y répondre sur le long terme.

 

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, beaucoup de réformes ont été lancées et réalisées. On a des indicateurs nationaux et internationaux qui sont plutôt au vert, mais les réformes demandent du temps pour que l’on puisse en voir les effets de fond. Le problème, c’est que le temps politique, le temps médiatique et le temps du citoyen ont du mal à s’accorder. On doit à la fois transformer en profondeur le pays dans les secteurs qui fonctionnent mal et pérenniser des acquis sociaux dont l’équilibre est aujourd’hui fragile, tout en répondant concrètement aux besoins urgents des personnes qui n’arrivent plus à boucler leurs fins de mois.

 

Sur le fond, le président a annoncé de nombreuses mesures qui vont avoir un impact concret, immédiat et important sur la vie des gens.

  1. En termes de pouvoir d’achat : Baisse de l’impôt sur le revenu, reconduite de la prime sans impôts ni charges jusqu’à 1000€ en 2020 (dans le cadre de l'intéressement pour des versements supplémentaires), le versement automatique des pensions alimentaires aux mères isolée… qui s’additionnent aux mesures prises en décembre.

  2. En termes de pratiques démocratiques : Pas de RIC car il est important que l’on puisse respecter nos institutions et le principe même de démocratie représentative, avec des élus que les citoyens désignent pour les représenter et prendre les décisions en étant éclairés sur l’ensemble des enjeux. En revanche, le Référendum d’Initiative Partagée sera facilité (1 million de signatures nécessaires au lieu de 4,5 millions aujourd’hui) pour saisir directement le Parlement et les citoyens auront la possibilité de faire inscrire un sujet à l’ordre du jour des assemblées locales.

  3. En termes de services publics : Encore et toujours priorité à l’école pour réduire les inégalités de destin avec le dédoublement des classes étendu à la grande section de maternelle en réseau d’éducation prioritaire et partout ailleurs, la limitation du nombre d’élèves à 24 par classe de la grande section au CE1. Création de maisons de services au public regroupant tous les services de l'Etat (La Poste, Pôle Emploi, les missions locales ou encore les caisses d'allocations familiales). Cela existe déjà, mais l’ambition c’est qu’il y en ait une dans chaque canton du pays.

 

Pour certains, aucune mesure ne sera jamais suffisante. Il faut bien comprendre qu’on ne règle pas les problèmes avec une baguette magique. Le Gouvernement doit à la fois faire face à des revendications hétéroclites, à un budget qui est forcément contraint et à un programme qu’il se doit de mettre en œuvre par respect de la démocratie.

Néanmoins, les mesures annoncées par Emmanuel Macron vont dans le sens des préoccupations exprimées par les gilets jaunes. Il ne reste plus qu’à faire en sorte que ces changements se ressentent le plus vite possible dans le quotidien de chacun.

 

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