COVID-19 - La stratégie vaccinale française


Les objectifs fixés


En janvier

Au 28 janvier :

- Nombre de doses injectées : 1.349.000 (+117.214 en 24h)

- Nombre de doses réceptionnées : 2.653.200

La cible initiale du Gouvernement était fixée à 1 million de personnes vaccinées fin janvier, nous sommes donc en avance.


En février

2,4 millions d’injections sont prévues :

- 1 million de premières injections

- 1,4 millions de secondes injections


Avant l’été

Notre objectif est de vacciner au moins 15 millions de personnes d’ici l’été, en priorité les + de 65 ans et les personnes susceptibles de développer des formes graves de la maladie.

S’il y a de quoi vacciner plus de personnes (les quantités précommandées permettraient d’en vacciner au moins 26 millions si tous les vaccins sont autorisés et livrés dans les quantités prévues), la vaccination sera bien évidemment étendue.

Les commandes


A l’initiative de la France, une équipe de négociation européenne a permis de constituer un portefeuille large de vaccins, à des conditions très favorables que n’ont pas eu les pays qui ont fait leurs commandes seules. Comme les autres pays, la France bénéficie d’un nombre de doses au prorata de sa population. 5 vaccins ont été précommandés, dans les proportions suivantes :

Nous avons commandé plus de doses que nécessaires au cas où l’un des vaccins prendrait du retard ou ne serait pas autorisé. Nous avons ainsi commandé de quoi vacciner 100 millions de personnes, soit bien plus que la population française.


Quels impacts de la réduction des capacités de production des laboratoires ?

Vendredi 15 janvier, Pfizer a annoncé des réajustements de production au sein de son usine belge approvisionnant l’Union européenne ainsi que de nombreux autres clients internationaux.

La France est donc confrontée, comme tous nos partenaires européens, à une baisse d’approvisionnement en vaccins : une réduction des livraisons de vaccins Pfizer (- 200.000 doses) intervenue à la fin du mois de janvier, et une réduction des vaccins Moderna prévue pour le mois de février (- 25% des doses). La baisse de ces approvisionnements a de fait un impact sur le nombre d’injections pouvant être programmées : environ 5% des rendez-vous pour une première injections devront être décalés de quelques jours. Aucun rendez-vous ne sera annulé.

Une vaccination en deux temps


Les premiers vaccins autorisés fonctionnent selon le principe de la doble injection. Le Gouvernement, suivant les avis des autorités scientifiques, a choisi de fixer le délai entre les deux injections à 21 jours pour les EHPAD et à 28 jours pour les centres de vaccination.

L'ordre de priorité


En raison de l’arrivée progressive des doses, il n’est pas possible de proposer à tous les Français de se faire vacciner dès les tous premiers mois de la campagne. C’est la raison pour laquelle la Haute Autorité de Santé a établi un ordre de priorités :

- Etape 1 : les personnes âgées en établissement (EPHAD)

- Etape 2 : les personnes de plus de 75 ans, puis les personnes de plus de 65 ans, puis les soignants de plus de 50 ans ou présentant des comorbidités

- Etapes 3, 4, et 5 : élargissement de la vaccination à toute la population.


Les personnes âgées sont en effet les plus fragiles face au virus ; les plus de 75 ans représentent en effet près de 80% des décès. Elles sont d’autant plus vulnérables au virus qu’elles résident dans un établissement collectif, notamment en EPHAD, comme l’ont montré les nombreux cas de clusters. C’est donc à elles que le vaccin doit être proposé en premier.

L'organisation territoriale


L’Etat a fait le choix de faire confiance aux élus territoriaux, en décentralisant l’organisation vaccinale, malgré les contraintes très fortes attachées à ces premiers vaccins (doses limitées, logistique d’une extrême complexité, etc.). Cela a permis de mettre en place plus de 900 centres de vaccination sur le territoire, dont 14 dans le Doubs.

Les quantités de doses attribuées à chaque centre de vaccination ont été faites pour coller à la réalité des territoires, aux besoins de leurs populations, en utilisant toutes nos ressources en vaccin. Tout est fait pour éviter les stocks dormants.

Un démarrage progressif assumé


Ce choix français est tout à fait assumé. La France a fait le choix de démarrer plus progressivement que ses voisins européens, afin d’accompagner au mieux les personnes âgées en EPHAD vers la vaccination.

- Nous avons fait le choix de ne pas demander aux personnes âgées de se déplacer pour se faire vacciner. Le vaccin est donc amené jusque dans l’EPHAD, une exigence qui implique une logistique plus complexe pour un approvisionnement progressif. Chaque EPHAD recevra ainsi ses doses courant janvier.

- Nous avons fait le choix d’offrir un environnement parfaitement sécurisé aux personnes. La vaccination n’est pas obligatoire, et doit résulter du libre-choix. Or pour des personnes très âgées, parfois atteintes d’Alzheimer, le recueil du consentement prend forcément plus de temps. Il faut contacter les familles, qui souhaitent parfois être sur place au moment de la vaccination, etc. Ces personnes ont aussi une santé plus fragile, et une pré-consultation avec un médecin est essentielle. Toutes ces étapes avaient été exigées des professionnels de santé consultés pour l’élaboration de la stratégie vaccinale (ordres, syndicats, fédérations, etc.)

- Ce temps est nécessaire pour augmenter l’adhésion des personnes en EPHAD. Début février, nous serons sans doute le pays européen qui aura le plus largement vacciné sa population très âgée et résidant en EPHAD.


Cependant, à la demande du Président de la République, la campagne de vaccination s’est accélérée début janvier à destination de trois catégories de population dont la vaccination était prévue ultérieurement : Les professionnels de santé et les aides à domicile de plus de 50 ans, les personnes âgées de plus de 75 ans et les personnes présentant un très haut risque de décès en raison leur pathologie particulièrement graves.


L’accélération a porté ses fruits et nous avons même largement dépassé les objectifs initialement fixés pour la fin du mois de janvier. A cette échéance, la France aura autant vacciné que ses voisins européens, au prorata de la population.

Y'a-t-il une pénurie de vaccins ?


La réponse est... NON.


Nous ne pouvons juste pas vacciner 15 millions de personnes en un mois. Cela a toujours été parfaitement clair : la campagne de vaccination durera jusqu’à l’été, à mesure que les vaccins seront autorisés (aujourd’hui, seul 2 vaccins sur 5 sont disponibles), et que les doses seront livrées. Nous avons le même nombre de doses que nos amis européens, et celles-ci arrivent progressivement.

Nous sommes prêts. Ce n’est pas notre capacité à mobiliser des ressources humaines ou logistiques pour organiser la vaccination qui est un facteur limitant ; c’est le nombre de doses disponibles en fonction de ce que les industriels peuvent fabriquer sur un temps donné.

Tous les pays subissent ces contraintes.

Un certain nombre de responsables politiques et d’élus locaux réclament plus de doses, et critiquent la lenteur de l’Etat ; nous devons faire preuve collectivement de transparence et de responsabilité. Chacun doit ainsi adopter sur ce sujet un comportement responsable et ne pas nourrir auprès de la population un sentiment d’injustice qui serait, non seulement infondé, mais surtout contre-productif dans un contexte où l’adhésion vaccinale augmente.

Pour approfondir…

Article sur la situation sanitaire dans le Doubs : cliquez ici.

Article sur la vaccination : cliquez ici.

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