SANTÉ - Du nouveau pour lutter contre l'endométriose

La semaine dernière se tenait la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. Le gouvernement en a profité pour annoncer des mesures relatives à cette maladie.

Cette maladie est complexe car elle ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre mais les symptômes ont souvent un impact majeur sur leur vie personnelle et conjugale, leur vie professionnelle et leur vie sociale.

Cette maladie chronique n’est pas une maladie exceptionnelle puisqu’elle touche 1 sur 10 d’entre nous.

Cette maladie est souvent diagnostiquée par hasard - au bout de sept années en moyenne - des années durant lesquelles la maladie a eu le temps de causer des dommages importants à différents organes.

Cette maladie empêche certaines d’entre nous de devenir parents.

Cette maladie a toujours existé mais est restée cachée durant des siècles, parce que parler des règles et des douleurs féminines a toujours été un tabou pour n’importe quelle société, quand bien même cela touche la moitié de l’humanité.


Notre système de santé est en retard. Il est temps que cela change.


Une stratégie nationale contre l'endométriose


C’est pourquoi, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a annoncé vendredi dernier, le lancement d’une mission visant à l'élaboration d'ici fin avril d'une stratégie nationale contre l'endométriose. Le Gouvernement avait déjà initié en 2019 un premier plan pour améliorer la prise en charge de cette maladie, qui n’a pu être pleinement mise en œuvre du fait du contexte sanitaire connu depuis un an. Pour le ministre des Solidarités et de la Santé, il est temps de relancer cette ambition pour reconnaître pleinement les conséquences de l’endométriose et que les femmes qui en souffrent soient accompagnées.

Le ministre des Solidarité et de la Santé a souhaité confier cette mission à Chrysoula Zacharopoulou, députée européenne et docteur en gynécologie, pour animer l’élaboration de cette stratégie, compte-tenu de son engagement contre cette maladie et de sa fine connaissance des associations de patientes et des professionnels les plus en pointe sur la question.



Le but de cette stratégie est d’élargir la réflexion et de proposer des réponses autour de cinq axes principaux, afin de prendre à bras le corps la lutte contre cette maladie de la manière la plus complète possible. En commençant par travailler sur l’amélioration de sa détection, ensuite sur le parcours de soins des patientes, leur prise en charge, en renforçant également la recherche médicale et pour finir la communication pour faire connaître la maladie.

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